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Présentation de l'éditeur Symbole du progrès, du travail de la raison qui tente d’expliquer inlassablement le réel et le destin de l’univers, la science est aussi un extraordinaire lieu de dialogue entre les cultures par sa vocation à tendre vers l’universel. Astro-physicien, auteur de plusieurs ouvrages, Pierre Léna propose d’abord une « promenade de science » qui balaye des questions que chacun se pose. La science, affaire de spécialistes ou traque de l’invisible à travers les apparences du visible ? Patient « exercice de la preuve » ou belle construction mathématique, voire une relation subtile entre « la vérité et le changement » ? Spécialiste du gêne humain, Yang Huan Ming donne quant à lui la perception chinoise de la science, liée à la cosmologie, à la sagesse et à la vision de l’univers et des forces qui l’animent. Il s’interroge à son tour sur la dimension éthique à partir du génôme humain. Professeur à l’Université Paris VII, Pierre Léna est membre de l’Académie des Sciences. Il a publié, entre autres, Les sciences du ciel et L’espace pour l’homme, chez Flammarion. Yang Huan Ming est directeur du centre de recherche national du gêne humain. Professeur de l’Académie des Sciences de Chine, il a été élu en 2002 comme l’un des dix leaders scientifiques par la revue américaine Science.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université Paris-VII, Pierre Léna est membre de l'Académie des Sciences. Il a publié, entre autres, Les sciences du ciel et l'espace pour l'homme, chez Flammarion Yang Huanming est directeur du centre de recherche national du gêne humain. Professeur de l'Académie des Sciences de Chine, il a été élu en 2002 comme l'un des dix leaders scientifiques mondiaux par la revue américaine Science
Des goûts et des couleurs, on ne discute pas ! Eh bien si, justement. Et là, on ne fait que ça. Un universitaire chinois, Gong Gang, littéraire sinon déjà "lettré", et un politologue français auteur d'ouvrages sur la "malbouffe", Paul Ariès, s'y mettent. Le but ? Trouver les traces du goût dans leurs cultures, nombreuses dans la chinoise, disparaissantes dans la française. L'exposer, le défendre. Pour le Chinois : le goût relève de la beauté, et il est un art de préparer et de déguster, qu'il s'agisse d'un mets, d'alcool ou de thé. Pour le Français : la mondialisation, la société de marchandise et le "métissage" culturel font disparaître le goût. La poésie et la littérature chinoise ancienne, la philosophie et l'histoire, l'art contemporain et même... la techno, sont convoqués dans ces deux apologies que sont "La saveur des litchis" et "Le bon goût est-il soluble dans la modernité". Parfois, la chair du souvenir personnel et le désir s'y mêlent : ce qui permet à Gong Gang de retrouver le visage d'une femme aimée, c'est la saveur d'un repas, gardée en mémoire. Deux tons s'opposent : l'ellipse pour le Chinois, le pamphlet pour le Français. Deux approches différentes pour penser le plaisir des papilles, mais aussi celui de l'oeil, du toucher... Plaisir d'un bol de thé, goût de l'alcool "qui unifie l'être", saveur du repas de Noël traditionnel, châtaignes et crêpes... --Céline Darner
Quatrième de couverture A l'heure des échanges internationaux et des voyages, n'allons-nous pas vers une uniformisation du goût, en particulier alimentaire, tandis que, dans un mouvement parrallèle, nous nous ouvrons davantage aux grandes traditions culinaires ? Si peu connaissent la culture chinoise, beaucoup en revanche n'ignorent pas ce qu'est le canard laqué ou le riz cantonais... D'où l'intérêt de ces textes croisés. Gong Gang explique avec bonheur combien, en Chine, l'idée du beau se conjugue indissociablement avec l'idée du bon, en une association qui peut sembler étrange à l'occidental. La dégustation du thé implique aussi des valeurs particulières, de clarté et de limpidité, en fonction d'une définition plus large des cinq sens. Pour Paul Ariès, la réflexion se fait plus polémique : rappelant l'origine du bon goût occidental, qui s'exprime en particulier par l'art culinaire, le restaurant, qui naît au début du XIXe siècle, avec des personnalités comme Brillat-Savarin, il s'alarme face à la mondialisation qui risque de sonner la fin de cette culture de la table. " Le bon goût est-il soluble dans la modernité ? ". A cette question, Paul Ariès répond avec brio et truculence.
Présentation de l'éditeur Inspiré des auteurs de l'époque hellénistique, ce long poème épique retrace, depuis le chaos initial jusqu'à l'empereur Auguste, environ 250 légendes mythologiques qui narrent les transformations d'hommes ou de dieux en plantes, en animaux ou en minéraux... Châtiments ou récompenses des dieux pour les mortels, ces 12 000 vers chantent les dieux de l'Olympe mais aussi Hercule, Achille, les héros troyens, Pythagore ou Jules César. Ovide en a commencé la composition vers l'an 1 et l'a sans doute remanié jusqu'à sa mort en 17 après J.-C. En 1930, Pablo Picasso a réalisé 30 eaux-fortes pour illustrer ce poème : une scène pour chacun des livres ainsi que les pages d'ouverture des 15 chapitres.
Quatrième de couverture Depuis des siècles, les cultures de l'humanité se fixent à travers les pierres, les monuments, qu'ils soient utilitaires ou artistiques, manifestent la puissance des rois ou la grandeur des dieux. Pour s'initier à l'architecture chinoise, quoi de mieux qu'une visite guidée de quelques grands monuments, comme la Grande Muraille, la Cité Pourpre Interdite, le Temple du Ciel d'Eté ? C'est ce que propose d'abord Yang Xin, dans un texte à la description très poussée. On comprend alors mieux combien l'architecture chinoise est un art total, qui s'enracine dans les axes de la pensée : relation avec la nature, jeu permanent entre le Ying et le Yang, le vide et le plein, le Ciel et la Terre. De son côté, dom Angelico Surchamp, éminent spécialiste de l'art roman, dresse un panorama de l'histoire de l'architecture en Occident, montrant comment peu à peu, se dessinent les figures du temple, de l'Eglise, de la maison d'habitation. Peu à peu, l'espace s'organise autour de valeurs qui marquent notre culture
L'auteur vu par l'éditeur Dom Angelico Surchamp, bénédictin, ancien directeur des éditions Zodiaque. Auteur de L'art roman. Rencontre entre Dieu et les hommes.
Présentation de l'éditeur La mort, mystère de finitude, question et douleur sur laquelle butte l'humanité. L'approche proposée par les deux auteurs ne part pas justement d'une démarche intellectuelle, abstraite, mais de la mort rencontrée chez les proches. "Où est partie ma petite soeur ?", est la question que se pose Tang Yi Jie, enfant, pour évoquer ensuite la présence de la mort dans la philosophie traditionnelle chinoise, avec le bouddhisme et le confucianisme. Xavier Le Pichon parle, lui, de ses parents et souligne combien la conception occidentale de la mort se voit transfigurée, teintée d'espérance par la religion chrétienne, qui propose la figure d'un Dieu crucifié et ressuscité.
Sur la collection La rencontre originale de deux auteurs, l'un chinois, l'autre français, autour de sujets choisis pour leur importance: dans notre vie quotidienne et nos relations humaines. Une invitation au détour par la culture de l'autre. Cette collection est publiée dans le cadre de la Bibliothèque interculturelle pour le Futur, à l'initiative de la Fondation Charles Leopold Mayer. Il s’agit de coéditions avec Les Presses artistiques et littéraires de Shanghaï.
Quatrième de couverture Si, dans la civilisation chinoise, la nature précède la pensée, si la présence de la rivière, de la montagne, de la brume tient autant de place dans le quotidien, l'Europe, elle, rêve plutôt de pierres, et cherche à contrôler et à domestiquer la nature. Yue Dai Yun, professeur de lettres chinoises à l'université de Pékin, et Anne Sauvagnargues, philosophe, confrontent leur expérience de la nature et nous invitent à considérer autrement le monde qui nous entoure.
Dix textes brefs, sensibles, intelligents, que l'on dirait d'une enfant prodige, assise en équilibre entre l'Europe et l'Asie, perplexe, attentive, toujours à l'écoute. Yoko Tawada est japonaise, elle vit en Allemagne, elle écrit en japonais. En allemand cette fois-ci. Voyage entre deux mondes, deux langues, deux œuvres.
Souvent Yoko se dédouble, s'observe, observe ses mots, réfléchit avec nous, nous fait réfléchir, sourire aussi. "La brosse à dents de voyage, le miroir de voyage et le stylo à bille de voyage restent dans la valise. Ils dédoublent ma vie. Si j'avais aussi une autre personne, un moi de voyage, je n'aurais plus à voyager moi-même."
Théorie littéraire, poésie, journal, conte, nouvelle, Yoko Tawada virevolte d'un genre à l'autre avec la grâce d'une libellule, forte de sa prose simple, précise, exigeante et lumineuse. Distinguée par le plus prestigieux des prix littéraires japonais, le prix Akutagawa-Shô, et en Allemagne par le prix Chamisso, décerné à des écrivains d'origine étrangère écrivant en allemand, Yoko Tawada nous laisse deviner avec Narrateurs sans âmes toute l'élégance de la sienne.
Présentation de l'éditeur 1929. Paris s'amuse... avant la crise. Une petite fille de rien du tout est élue Reine de Montparnasse. Man Ray publie d'elle des photos coquines et Ernest Hemingway rédige une préface pour l'édition américaine de ses Souvenirs. Kiki, vingt-huit ans, a déjà connu Modigliani et Soutine, Desnos et Kisling... La censure américaine ne supportera pas le style leste de ses histoires et le livre entrera dans la légende, interdit comme Ulysse de Joyce. Et pourtant le texte de 1929 nous semble bien édulcoré, très en deçà de l'extraordinaire version définitive rédigée neuf ans plus tard et disparue depuis soixante-cinq ans. Le manuscrit gisait au milieu de milliers de cartons avec, sur une petite étiquette de bristol, cette simple mention : " infiniment précieux ". Voici enfin les Souvenirs retrouvés de Kiki de Montparnasse, dans une version intégrale au style inégalable et que l'on n'est pas prêt désormais d'oublier. N'ayant rien à prouver, ni quiconque à ménager, Kiki se livre sans fard et sans arrière-pensée.
Présentation de l'éditeur Considéré par tous comme l'un des auteurs les plus importants du XXe siècle, James Joyce (1882-1941) a développé une œuvre révolutionnaire, protéiforme et expérimentale. Ses romans Dubliners (1914), Portrait de l'artiste en jeune homme (1916), Ulysses (1922) ou Finnegans Wake (1939) sont des jalons incontournables de la littérature contemporaine, qu'ils ont profondément transformée. Ce volume consacré à l'auteur irlandais condense des études et approches critiques portant aussi bien sur sa prose que sur son travail poétique, moins souvent évoqué. Ce livre fait partie d'une série de rééditions de L'Arc, revue incontournable du paysage intellectuel hexagonal pendant prés de trente années.
Quatrième de couverture Le liures blanc est une des oeuvres les plus personnelles de son auteur " anonyme e, Jean Cocteau. Au fil d'un texte élégant, audacieux et toujours très actuel, ce roman - récit singulier d'un vécu homosexuel - nous offre un éclairage unique sur une source d'inspiration centrale à toute l'oeuvre du poète. Cette édition reproduit en couleur les dix-huit magnifiques dessins de Cocteau qui, en 1930, accompagnaient le texte dans sa première édition illustrée.